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Immuno-contraception project
Étude pour une gestion éthique de la faune sauvage, sans tirs de régulation.
De quoi s’agit-il ?
Lancement en 2027 d’une étude pilote d’une durée de trois ans dans le canton de Genève.
L’objectif est d’évaluer l’efficacité d’un vaccin immunocontraceptif qui, en bloquant temporairement les mécanismes hormonaux responsables de la reproduction chez les animaux, permettrait de limiter les naissances et de stabiliser les populations de cervidés et de sangliers.
La méthode
L’étude utilisera un vaccin immunocontraceptif afin de bloquer la production hormonale chez les animaux et de suspendre temporairement leur reproduction, dans le but de stabiliser les populations de sangliers et de cervidés.
Les moyens
Les animaux seront capturés et anesthésiés une première fois afin de pouvoir leur poser une boucle d’identification à l’oreille et les immuniser. Le rappel de l’immunisation pourra ensuite être effectué à distance à l’aide d’une seringue hypodermique.
Le but
L’étude vise à confirmer l’efficacité du vaccin immunocontraceptif ainsi que la faisabilité de son utilisation à long terme, afin de remplacer les tirs actuellement effectués pour réduire les populations d’animaux en surnombre ou causant des dégâts.
Pourquoi Genève ?
Le canton de Genève est l’un des 26 cantons qui composent la Suisse. La Constitution fédérale garantit aux cantons une large autonomie dans leur fonctionnement. En 1974, la population genevoise a approuvé à 72 % une initiative visant à interdire la chasse dans le canton de Genève. Depuis cette date, la gestion de la faune est confiée à l’État de Genève et des gardes de l’environnement sont habilités à effectuer des tirs de régulation lorsque des animaux sont trop nombreux ou qu’ils commettent des dégâts.
En avril 2024, plus de 67 % des habitants de ce canton participant-e-s à un sondage se sont déclarés en faveur de la réalisation d’une étude pilote visant à évaluer l’efficacité d’une immunisation pour stabiliser les populations de sangliers et de cervidés, en remplacement des tirs de régulation.
Avec une surface de 282,5 km², dont 3000 hectares de forêt, un territoire entrecoupé par le lac et les deux principales rivières qui forment des zones bien définies, ainsi qu’un contexte populaire favorable, le canton de Genève offre les meilleures conditions pour la réalisation de cette étude pilote.
En cas de succès, cette méthode pourrait remplacer les tirs de régulation.
Ce n’est qu’en s’engageant dans un discours sociopolitique avec les groupes d’acteurs intéressés et en s’appuyant sur la connaissance des effets au niveau de la population que nous découvrirons si les coûts et les avantages du contrôle de la fertilité de la faune sauvage sont suffisamment équilibrés pour que la technologie contraceptive soit sérieusement considérée comme une alternative pratique de gestion de la faune sauvage.
Prof. Giovanna Massei, Europe Director du Botstiber Institute for Wildlife Fertility Control (BIWFC Europe) et Professeure des interactions entre l’humain et la faune sauvage à l’Université de York (Royaume-Uni). Fertility control for wildlife: A European perspective, 2023.
L’équipe en charge de l’étude
Tobias Blaha
Docteur en médecine vétérinaire, Bioparc. Anesthésies et administration des vaccins
Thibaud Gruber
Professeur associé PhD, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université de Genève. Direction de l’étude
Luc Fournier
Association animal équité. Logistique et recherche de fonds